N°13 Avril 2009

Hommage à François

Denis GRIMBERGHS, Président de la DCWB

Un Hommage à François ? La première chose qui me vient à l’esprit, c’est beaucoup trot tôt.
Il fut une époque où nous avons beaucoup partagé. J’espérais secrètement retrouver cette complicité avec lui dans les prochains mois !
François n’aura pas toujours été bien compris, c’est un euphémisme, par ceux qui œuvrent en politique au sein de la DC. Et que dire de ceux qui dans le PSC et puis dans le cdH se demandaient comment prendre ce président du MOC qui nous voulait du bien en nous secouant un maximum !
Pour moi, il aura aussi été l’ami de Jean-Louis Thys, dans les bons comme dans les mauvais jours. C’est d’ailleurs à leurs contacts que j’ai compris que François n’était pas l’homme d’une chapelle de la gauche. Il avait une vision plus large et lui qui a mené quelques combats minoritaires savaient qu’il fallait construire un rapport de force permettant d’avoir la majorité pour faire bouger les choses !
Lui qui avait connu le départ des fédéralistes du PSC de Bruxelles avec François Persoons voulait soutenir le démocrate-chrétien qu’était Jean-Louis pour « tirer » le PSC de Bruxelles vers la gauche. Pas une affaire simple à l’époque. Lui qui a été militant et même mandataire du FDF, nous alimentait de ses réflexions et savait mettre en mouvement ses réseaux. Avec une vision d’un Bruxelles plus solidaire, plus urbaine.
Par la suite, j’ai connu les réunions du top MOC/DC à une époque où la DC était présente à tous les niveaux de pouvoirs et où le MOC et ses organisations constitutives considéraient que nous pouvions être un relai de leurs préoccupations. Pas exclusif évidemment. Et surtout pas électoral (le centre des incompréhensions pour les mandataires en quête de succès électoraux !)
Tout le monde se souvient de son célèbre : “Eux, c’est eux ; nous, c’est nous” ! Je suis sans doute un des rares à l’avoir intégré comme une évidence. Le pluralisme des engagements politiques des gens du MOC, cela remonte pour les Bruxellois à 1970 !
Sans dévoiler des secrets d’Etat, je garde en mémoire François conduisant la délégation du MOC dans les salons du Ministre des Finances lors de nos petits déjeuners mensuels. En face de Philippe Maystadt (qui méritait bien son surnom de Sphinx) François, animait la réunion en faisant parler même les plus réservés des deux côtés de la table. Il savait si bien veiller à faire ce qu’il appelait notre agenda politique. Une manière de veiller à ce que les interlocuteurs politiques et sociaux puissent faire émerger de part et d’autre des analyses et des propositions pour qu’elles s’imposent par la suite dans le débat public.

N°13 Avril 2009

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